Nos enjeux

Dernière mise à jour :02 / 12 / 2016

NOS ENJEUX

Réinventer notre business model
et celui de nos entreprises


Le capital-investissement français, véritable moteur de la croissance des PME et ETI,
doit se moderniser pour répondre à un triple challenge : des investisseurs
de plus en plus sélectifs, l’accélération de l’évolution des business models
des entreprises et l’exigence réaffirmée d’une croissance pérenne assortie
d’un partage juste de la valeur créée.

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SÉLECTIVITÉ

Une plus grande sélectivité des investisseurs qui réalisent des investissements plus importants et plus concentrés

La liquidité des marchés de dette et d’actions, et la faiblesse des taux d’intérêt rendent le capital-investissement très attractif. Au cours des trois dernières années, les levées de fonds dans le monde ont été supérieures à 280 Mds$, un montant jamais égalé depuis 30 ans. La compétition entre les 2 200 fonds d’investissement existants1 est néanmoins sévère. Face à une telle pression concurrentielle, l’enjeu est de constituer un portefeuille d’entreprises attractif et rentable, d’atteindre rapidement une taille critique et d’augmenter le montant moyen des investissements. 

Une plus grande implication des investisseurs 

L’époque où l’on confiait de l’argent à une société de gestion en attendant simplement une surperformance financière par rapport à un indice ou à ses pairs est révolue. Aujourd’hui, les investisseurs analysent la performance des fonds sur chaque transaction, avec un suivi financier et non financier plus approfondi. Tels les « circuits courts » qui se développent dans les autres secteurs économiques, les nouvelles technologies permettent aux investisseurs de privilégier l’approche de co-investissement à celle d’investissement intermédié. Ainsi, une équipe de gestion n’est plus uniquement évaluée sur ses performances financières, mais aussi sur ses compétences managériales pour transformer en profondeur les entreprises de son portefeuille. 

L’investissement responsable (ESG) devient la norme

D’après une étude réalisée en 2015 par PwC, 71 % des investisseurs affirment avoir choisi de ne pas investir dans un fonds ou ont cessé leur collaboration avec une équipe de gestion pour des raisons environnementales, sociales ou de gouvernance. La définition et la mise en œuvre d’une politique d’investissement responsable, avec des due diligences RSE approfondies, est aujourd’hui exigée par plus de 80 % des investisseurs.

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ACCÉLÉRATION

L’accélération des cycles économiques et technologiques implique une agilité accrue des entreprises sur leur marché. La massification des usages digitaux (80 % des Français2 déjà connectés) et des pratiques collaboratives oblige les entreprises à travailler de manière intégrée avec des circuits plus courts. Elles ne peuvent plus se contenter d’une innovation « produits/services », mais doivent sans cesse faire évoluer leurs organisations, processus et outils de production. À moyen terme, l’entreprise sera augmentée, c’est-à-dire digitale, mobile, intégrée et mondialisée. Pour rester dans la course, les dirigeants de PME doivent anticiper les métamorphoses technologiques, sociales et sociétales. Or, transformer son business model reste complexe pour des PME qui se battent chaque jour dans un marché mondial ultra-compétitif. C’est pourquoi le capital-investissement doit faire évoluer ses expertises internes pour amener les équipes de management des PME à tirer le meilleur parti de la révolution économique en cours.

Les entrepreneurs ont aussi besoin d’un actionnariat et de moyens de financement adaptés à ces nouveaux modèles disruptifs, qui nécessitent de conjuguer des cycles de développement produits courts et des durées plus longues pour transformer en profondeur leurs organisations. Il est donc nécessaire de sélectionner des actionnaires de moyen et long termes capables d’accompagner l’entreprise autour d’un projet commun.

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CROISSANCE SUR LE LONG TERME

Être un investisseur responsable, c’est aujourd’hui se donner du temps pour préparer l’entreprise à ses enjeux futurs, tout en impliquant et respectant ses parties prenantes (collaborateurs, fournisseurs, clients et collectivité). L’allongement de la détention permet à l’actionnaire de soutenir le management dans la transformation profonde de l’entreprise, tout en veillant à positiver son impact social et sociétal. Le capital-investissement ayant intégré cette nécessité, la durée moyenne de détention des entreprises de gestion sur le marché est passée de 4 ans en 2008 à 6 ans en 20141.

(1) Étude Preqin 2015.
(2) Médiamétrie.

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